La Banque a une démarche active d'identification et de limitation des risques auxquels elle est exposée dans le cadre de ses activités. A cette fin, le Département de gestion actif-passif a vocation à suivre et contrôler les risques de taux d'intérêt, de change et de liquidité sur le bilan et le hors bilan. Par ailleurs, ce Département assure également le contrôle du respect des limites d'encours fixées par contrepartie et par produit dans le cadre des activités financières de la Banque.


La Banque peut être exposée au risque de taux d'intérêt suite à un décalage pouvant exister entre l'actif (dépôts, titres, prêts) et le passif (emprunts). Dans ce contexte, la Banque a recours à des produits dérivés permettant de couvrir ce type de risque principalement par des opérations de micro-couverture. Le risque de taux fait l'objet d'un suivi régulier dans le cadre du Comité ALM afin d'en limiter l'impact sur le résultat de la Banque.


De la même façon, le risque de change peut provenir de la diversité des devises utilisées à l'actif et au passif. Le Département de gestion actif-passif a vocation à éliminer tout risque de change pouvant naître de l'activité courante de la Banque au moyen, le cas échéant, soit d'opérations de change au comptant, soit de produits dérivés.


La Banque, assurant le financement de son activité par l'intermédiaire des marchés de capitaux internationaux, est potentiellement exposée au risque de rareté des capitaux. Afin de s'assurer contre la volatilité des marchés et pouvoir assurer la continuité de sa mission sans subir les aléas du marché des capitaux, la Banque a fixé un ratio de liquidité minimal de 50%. Ceci signifie que la Banque dispose en permanence d'avoirs liquides couvrant au minimum 50% des besoins nets de financement à trois ans, ces besoins nets intégrant le stock de projets approuvés et la liquidité supplémentaire pour couvrir le risque de défaut à 3 ans. En conséquence, la Banque affiche structurellement une situation de liquidité excédentaire.


Le cadre d'utilisation des produits dérivés par la Banque, approuvé par le Conseil d'administration en 1996 et reconfirmé en 2000, établit les principes suivants :

- la Banque est un utilisateur final de produits dérivés afin de couvrir ses risques
- le volume notionnel maximal autorisé sur produits dérivés ne peut excéder deux fois la taille du bilan
- pour toutes les transactions de gré à gré, la mise en place d'un contrat-cadre est préalable à toute opération
- les contreparties de ces opérations doivent faire l'objet d'une attribution de limite préalable et présenter une solidité financière suffisante. Pour les opérations d'une durée supérieure à 5 ans, la Banque restreint le champ de ses contreparties à celles présentant une notation minimale AA ou ayant mis en place un contrat de collatéral (CSA) avec la CEB.